C'est un geste très important à faire, car même si on se dit qu'on veut que nos organes puissent servir à quelqu'un d'autre après notre mort, les médecins eux ne le savent pas, et la famille pas forcément. Et même si elle le sait, le choc de la perte d'un proche n'est jamais facile à digérer, et dans ce cas de nombreuses familles refusent qu'on prélève les organes en bon état de leur proche disparu, ce qui en soi est une réaction tout à fait humaine... mais un beau gâchis!
Pour ceux qui hésiteraient encore à se décider, ou même qui seraient contre : quelle utilité aurez-vous de vos organes après votre mort? J'entends déjà certains croyants protester. Et je le respecte totalement. Dans ce cas, faites ce que votre coeur vous dit, votre dieu vous le pardonnera. Pour les autres, quelles sont vos raisons? Vous voulez garder votre intégrité physique, même après la mort? Dans ce cas, avez-vous pensé à votre intégrité morale? Préféreriez-vous qu'on se souvienne de vous comme un corps intact qui se décompose, ou comme une personne qui même après sa mort fait encore du bien autour d'elle?
C'est l'idée de la mort qui vous fait peur? Dites-vous que ça constituera un remède à cette peur : même mort, vous vivrez encore à travers des personnes qui ont encore toute la vie devant elles. C'est pas une bonne raison, ça?
Bon... alors laissez-moi exploiter un peu votre imagination. Vous êtes un papa, une maman, un frère, une fille, un époux, peu importe... Une personne que vous aimez est malade, elle a besoin d'un simple petit organe pour vivre normalement, voire pour survivre. Bien évidemment, si on vous disait qu'un décès malheureux pouvait lui permettre de recevoir cet organe, vous ne refuseriez pas.
Ces quelques arguments ne vous ont pas convaincu? Dans ce cas, je suis désolée, mais je ne peux plus rien faire pour votre cas...
NB : France ADOT dispose d'une division par département. Vous pouvez donc accéder aux informations et actualités concernant votre département ; pour cela, cliquez sur le lien "Les ADOT" sur le site France, et laissez-vous guider par la carte de France!
... et pas qu'un peu.
Tout à l'heure, alors que nous rentrions d'une visite organisée par mon école avec quatre de mes camarades de promo, nous sommes passés près d'un vieil homme, en voiture. Nous n'avons pas pu nous arrêter, pour des questions de sécurié routière. Mais si nous avions pu, croyez-moi, certaines personnes ne s'en seraient pas sorties sans dommages...
Ce vieil homme, un sac de course à la main et sa canne dans l'autre, tentait désespérément de grimper sur le trottoir après avoir traversé le passage piéton. Il avait l'air d'y être depuis un moment. Plusieurs personnes se tenaient à quelques mètres de lui, discutant ou attendant le bus. Et savez-vous ce que ces personnes ont fait pour l'aider? Rien. Absolument rien. Alors qu'il leur aurait suffi de suspendre leur conversation ou leur rêverie narcissique une minute, de parcourir deux mètres et de prêter leur main à ce pauvre homme qui n'avait besoin que d'un petit coup de pouce. Un si petit coup de pouce que c'en est écoeurant de se dire que personne n'a trouvé le courage de le faire. Je parie même qu'aucune de ces personnes n'en a eu l'idée. Pourquoi? Parce que les humains font semblant de vivre en société, alors que chaque être humain ne vit que pour lui. Pour lui et pour lui seul.
Oui, je sais, c'est pas très sympa de dire ça, d'autant qu'il existe bien heureusement (enfin j'espère!!) certaines exceptions, dont vous, qui lisez ce blog (j'espère aussi!! ^^). Mais ces comportements sont tout à fait le genre de choses qui me donnent envie de tout plaquer, d'insulter tout le monde, qui me font détester les genre humain aussi sûrement que je déteste les huîtres (non non, ce n'est pas du racisme, c'est juste physique).
Alors par pitié, mesdames, messieurs, mesdemoiselles, les enfants, qui vous voulez, ayez du coeur, bon sang! En fait, non, ayez du bon sens, arrêtez de ne penser qu'à vous, pensez aussi au monde qui vous entoure et qui a besoin de vous, il vous le rendra! Je trouve ça tellement bête, tellement insensé de demander une telle chose, que ce ne soit pas automatique... Sérieux, j'ai les boules, mais à un point... Ce que j'aurais fait, si j'avais pu m'arrêter : j'aurais gentiment emprunté la canne de ce monsieur, après l'avoir aidé à grimper sur ce maudit trottoir, bien évidemmet, pour fracasser le crâne de ces enfoirés... Bon, ça, c'est dans mes fantasmes. Non, je me serais contentée de le prendre par le bras pour l'aider à parcourir les 20 cm qui lui manquaient. Ca m'aurait pris deux secondes chrono. Bon, d'accord, peut-être trois. Eh ben j'aurais passé trois secondes de moins à me regarder le nombril, est-ce que ça aurait changé grand chose pour moi, comparé à ce que ça aurait changé pour cet homme?
